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Edito
Une autre politique est possible

Budget de Paris : c’est la dèche !

"Dans l’quinzième, à vélo, on rest’ derrière les autos..."

Les enjeux des élections régionales

Le bêtisier de nos chers élus
Au secours, les vélos nous asphyxient et les crèches étouffent nos enfants ! Vite, des voitures, qu’on respire !

 

Des bus tard le soir et tous les jours
Février 2003

Améliorer la couverture en transports en commun dans l’arrondissement... sans attendre le tramway !
Février 2003

 

Février 2004

Pleins feux sur les transports

Des transports en commun gratuits et de qualité : c’est urgent et nécessaire !

Les hommes politiques (ceux qui se prétendent responsables) ont mis du vert (écologie) dans leur discours. Chacun y va de sa phrase sur le développement durable ou sur le redoutable effet de serre (CO2)... Cependant, ils oublient que l’automobile reste le principal producteur de CO2 dans la ville de Paris et qu’il y a une automobile à Paris pour 2 habitants.

Accepter de laisser le tout-automobile rester le principal moyen de transport dans la ville, c’est accepter de dégrader l’ensemble de notre planète. Et les conséquences ne sont pas qu’ailleurs... S’il n’y pas de changement de politique de la ville ici et ailleurs, les conséquences sont connues. Bien sûr, il y a des conséquences lointaines : d’ici les années 2050 (pour les pessimistes) ou les années 2100 (pour les optimistes), un quart à un tiers du XVe arrondissement sera sous l’eau suite au réchauffement de la planète causé par l’effet de serre. Le week-end, les quinzièmards pourront se promener sur le bord du lac Seine le long de la rue Lecourbe...

Mais c’est à nous d’agir aujourd’hui, pour le futur, et aussi contre la pollution actuelle qui a déjà des effets très sensibles.

Comme en toute chose, il existe une alternative, elle nécessite une véritable volonté politique de combattre le tout-automobile. Si le tramway des Maréchaux apparaît comme une réalisation prestigieuse, désormais en route et inéluctable, il ne doit pas masquer les manques et l’absence d’ambition dans la politique des transports.

Les transports en commun sont loin d’irriguer tout le XVe et certaines lignes s’arrêtent en début de soirée, tel le 88. Au-delà, la rue de la Convention et son prolongement la rue de Vouillé sont des artères engorgées et le bus 62 a le plus grand mal à assurer la liaison Porte de Saint Cloud - Avenue de Vincennes. Il est grand temps de faire de cet axe et des autres rues qui le prolongent (rue d’Alésia, rue de Tolbiac...) des axes de circulation réservés au seul bus. C’est une façon de rendre la rue aussi aux piétons, aux cyclistes et de développer les espaces verts.

Il faut des transports conviviaux, agréables, réguliers... et pour les favoriser, il faut les rendre gratuits... Cette mesure a un coût : mais le financement pourrait venir en partie des grandes entreprises, en remplacement du subventionnement à 50 % de la carte orange des salariés. Et au lieu de multiplier le nombre de contrôleurs, il serait préférable de seconder les chauffeurs dans leurs tâches quotidiennes et de rouvrir les locaux sur les quais des stations de métro.

Ce sont ces solutions qui permettront en luttant contre l’effet de serre, de libérer progressivement les rues des voitures, et ce pour le bien-être de tous !

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