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Dans cette rubrique

Communiqué de presse - 1er mars 2003
1er février 2004

Remise des pétitions signées aux élus
Mesdames et Messieurs les élus...
1er février 2004

Janvier 2003
Pétition contre la guerre en Irak
1er février 2004

Appel à la manifestation du 14 décembre 2003, et constitution du comité
Non à la guerre contre l’Irak ! Oui à la justice, à la paix et à la démocratie au Moyen-Orient et dans le Monde
1er février 2004

Mars 2003 : le comité appelle à manifester, tous les samedis, devant la mairie du 15e
Arrêtons cette guerre !
27 mars 2003

Débat public
Pourquoi les USA veulent-ils une guerre préventive en Irak ?
12 mars 2003

 

Agir tous ensemble : c’est possible, et ça marche
Juin 2003

Une campagne qui nous plaît
« Surveillons les ventes d’armes, sauvons des vies ! »
Février 2003

 

1er février 2004

Le Comité tire le bilan de la guerre, et appelle à soutenir le Forum social européen de Paris.

Bilan d’une guerre pas terminée...


Des raisons de la guerre

L’administration américaine et le Premier ministre britannique avaient justifié la guerre en fonction de trois éléments :
-  la présence d’armes de destruction massive,
-  des centres d’entraînement de terroristes
-  la volonté d’imposer la démocratie

Aucune de ces raisons n’est avérée !

Concernant le premier point, aucune découverte n’a justifié à ce jour la présence des armes de destruction massive. D’ailleurs, avec cynisme, voilà l’explication donnée par un des dirigeants des néoconservateurs américains, Paul Wolfowitz, numéro deux du Pentagone : "Pour des raisons bureaucratiques, nous nous sommes entendus sur une question, les armes de destruction massive, parce que c’était la seule raison sur laquelle tout le monde pouvait tomber d’accord" (28 mai 2003).

En fait, l’administration américaine savait depuis le début que les armes de destruction massive n’existaient pas ou n’existaient plus.

Il est à noter qu’aux USA, et en Grande-Bretagne, des enquêtes parlementaires sont en cours pour dénoncer les mensonges avérés des dirigeants américains et britanniques pour justifier la guerre.

Pour la présence de centres d’entraînement terroriste, aucune relation n’a pu être établie entre la dictature irakienne et de prétendues organisations terroristes.

Sur la volonté d’imposer la démocratie après la chute de la dictature irakienne, rien n’est joué. Tout indique que l’armée américaine s’impose comme armée d’occupation et s’appuie sur des personnes douteuses et des forces de police dont une partie est directement issue du régime déchu.

Les vraies raisons de la guerre

D’autres motivations que celles invoquées par Bush, et dénoncées avant même l’intervention armée par le mouvement anti-guerre, sont maintenant confirmées : main-mise américaine sur le pétrole, remodelage de la situation dans toute la région par la création d’une nouvelle base armée américaine, intervention directe sur le conflit israélo-palestinien, menaces sur la Syrie et surtout sur l’Iran, autre grand pays pétrolier. Sans parler de l’affaiblissement de l’ONU et du nouveau rapport de force vis-à-vis de l’Europe.

On s’oriente vers une occupation à long terme de l’Irak avec mise sous tutelle de ce pays par les Etats Unis. Après la guerre ouverte qui a abouti au renversement de la dictature de Bagdad, la guerre continue sous une autre forme avec l’occupation américaine.

Aussi, le comité contre la guerre en Irak du XVe arrondissement entend rester vigilant, informer régulièrement sur la situation en Irak et dans cette région du monde et appeler aux mobilisations chaque fois que cela sera nécessaire.

Il est attaché aussi à la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien.

Du bilan de la guerre

Aujourd’hui, le seul chiffre avancé par l’administration américaine est de 30 000 morts irakiens. Ce bilan ne concerne que les victimes militaires. Aucun chiffre n’est indiqué pour les victimes civiles. Voilà le témoignage de Laurent Van der Stock, "photographe de guerre" :

"Le 6 avril, nous sommes à la périphérie de Bagdad, devant un pont stratégique que les américains appellent le Bagdad Highway Bridge. Les zones habitées sont plus nombreuses. Les snipers américains ont reçu l’ordre de tuer tout ce qui avance vers eux. Cette nuit-là, un adolescent qui traverse le pont est abattu(...). Après (passage du pont et mort de deux marines tués par un obus), ils progressent et prennent position, cachés derrière des buttes de terre. (...) Une petite camionnette bleue se dirige vers le convoi. Trois tirs de sommation pas très ajustés, devraient la faire arrêter. La voiture continue de rouler, fait un demi-tour, se met à l’abri, revient doucement. Les marines tirent. C’est confus, ils tirent finalement de toutes parts. Des "stop the fire !" sont criés. Le silence qui suit est accablant. Deux hommes, une femme viennent d’être criblées de balles. C’était ça l’ennemi, la menace.

Une deuxième voiture arrive, le scénario se répète. Les passagers sont tués net. Un grand-père marche lentement avec sa canne, sur le trottoir. Ils le tuent aussi. Comme la veille, les marines tirent sur un 4X4 qui longe la berge du fleuve, s’approchant trop près d’eux. Criblée de balles, la voiture part en tonneau. Deux femmes et un enfant en sortent, miraculés. Ils se réfugient dans une masure. Elle est volatilisée quelques instants plus tard par un tir tendu de char." (cf. Le Monde 13-14 avril 2003).

Quelques semaines après, le même journal révélait que des généraux de la garde rapprochée de Saddam Hussein qui assuraient la défense de Bagdad avaient désorganisé volontairement la défense de la ville et replié une partie de leurs troupes moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, versées par la CIA. Ainsi, lors de l’offensive sur Bagdad, les dirigeants de l’administration américaine savaient parfaitement que la résistance ne serait l’œuvre que de quelques poches localisées. Cela ne les a pas empêchés de donner l’ordre de tirer sur tout ce qui bouge, c’est à dire essentiellement des civils fuyant les combats.

D’une mobilisation internationale Notre comité est né dans ce formidable élan international qui s’est opposé à cette guerre. Le 15 février 2003 a vu douze millions de personnes manifester contre la guerre à venir dans les rues des principales capitales européennes, aux USA et dans le monde entier.

L’appel au 15 février a été lancé dans le Forum Social Européen de Florence en Italie. Ainsi une chaîne reliait les mobilisations contre la mondialisation libérale voulant submerger la planète et transformer tout en marchandise et la volonté de s’opposer aux diktats de l’administration américaine. Rien n’était plus normal car l’un et l’autre visent à assurer l’hégémonie du libéralisme et de son champion, l’administration américaine.

MAIS UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE (APPEL DU 15e ARRONDISSEMENT DE PARIS)

En novembre 2003, le Forum Social Européen se réunira à Paris. Dans le XVe, le comité contre la guerre en Irak, les associations et les organisations politiques qui le soutiennent entendent y participer.

Ceci doit être l’occasion de tisser les liens nécessaires dans notre arrondissement entre toutes les associations, organisations syndicales et organisations politiques engagées dans les mobilisations contre le libéralisme, comme cela vient d’être le cas en défense des retraites et contre la décentralisation engagée par le gouvernement, notamment contre des secteurs de l’école.

En agissant contre la guerre en Irak comme par les mobilisations sociales de ces dernières semaines, nous avons lutté contre l’injustice, le mépris du droit et son responsable : l’ultra libéralisme qui veut imposer que le monde soit une marchandise.

Nous lançons un appel à toutes les habitantes et habitants du XVe, à toutes celles et tous ceux qui y travaillent, à toutes les organisations syndicales, politiques ou associations du XVe, pour envisager ensemble, dans le cadre du Forum Social Européen de Paris, une alternative au monde inhumain qu’on veut nous imposer.

Il ne s’agit plus de lutter "contre", il s’agit de se mobiliser pour une alternative humaine, sociale et de paix face aux entreprises de guerre et à la vague ultra libérale.

Dès la rentrée septembre 2003, nous proposerons la tenue d’une réunion pour recenser les réponses à notre appel et envisager ensemble la façon dont la population du XVe peut être associée au Forum Social Européen de Paris.

Rejoignez-nous ! Soutenez cet appel !

Pour tout contact, pour rejoindre cet appel et participer au Forum Social Européen (F.S.E) de Paris en novembre 2003, nous écrire à : Initiative F.S.E (Comité contre la guerre en Irak), Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris

Comité contre la guerre en Irak Paris 15e (Soutenu par les associations et organisations suivantes : Americans Against the War, ATTAC 15e, CAPJPO, Alternatifs Paris Sud, LCR 15e, MRC 15e, PCF 15e, Les Verts 15e )

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