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Sommaire

L’AP-HP : chronique d’une catastrophe annoncée

Morts de la canicule :
Les gouvernements successifs, responsables et coupables

Un bilan catastrophique à Paris

Garantir à chacun l’accès aux soins par une médecine complètement gratuite.
Comment assurer le droit à la santé pour toutes et pour tous ?

La droite du XVe offusquée face au scandale de la canicule

 

Déremboursement des médicaments : une pilule difficile à avaler
Juin 2003

Edito
Cette droite qui nous vole notre droit à la retraite et veut mettre en cause notre droit à la santé !
Juin 2003

L’hôpital Saint-Michel reste sur la brèche
Septembre 2002

Edito
Une autre politique est possible
Février 2004

Edito
Balladur attaque les vieux !
Février 2003

Edito
Un autre arrondissement est possible
Décembre 2002

 

Octobre 2003

Edito

La santé est un droit, elle n’est pas une marchandise !

La canicule de cet été a révélé le fossé qui sépare une logique de rentabilité du respect des droits élémentaires des personnes (des militant-es de la LCR du XVe arrondissement témoignent dans ce brèves rouge n°5 de ce qu’ils ont vu et vécu dans les hôpitaux en ce début août)

Mais la canicule a surtout révélé l’état d’une société qui considère comme quantité négligeable la population âgée ; elle a aussi mis en évidence l’état déplorable de nos services de santé.

Au nom de l’équilibre financier, de la rentabilité, les gouvernements successifs de gauche puis de droite n’ont eu de cesse d’imposer une carte sanitaire qui se moquait des intérêts des usagers.

Nous sommes bien placés dans le XVe arrondissement pour en voir les effets des plus néfastes : fermeture de Laennec et de Boucicaut qui accueillaient, entre autres, les urgences des quartiers, attaque de l’hôpital Saint Michel parce qu’il n’avait pas été prévu dans la carte sanitaire de nos gouvernants, restructuration des petites unités de quartier… concentration dans l’hôpital Georges Pompidou avec sectorisation des structures de santé du XVe et d’une partie de l’Ouest parisien…

Et comme cela ne suffisait pas, en plein été, les urgences de Necker étaient fermées et renvoyaient les enfants malades sur l’hôpital Saint Vincent de Paul.

Depuis des années, au nom de la toujours sainte loi de la rentabilité, les effectifs de médecins, d’auxiliaires médicaux ont été réduits… au point qu’aujourd’hui les écoles n’assurent même pas le recrutement nécessaire. Les 35 heures ont bon dos, rendues responsables des manques d’effectifs.
Et cela ne suffit pas au gouvernement de Raffarin, il lance le chantier de démolition de la Sécurité sociale au nom de son déficit. Il oublie dans le même temps de dire les raisons de ce trou : ce ne sont pas les soi-disant dérives des dépenses qui sont en cause mais surtout le manque de rentrées de cotisations. L’augmentation du chômage, la précarisation des emplois, les cadeaux faits aux entreprises sont autant de rentrées d’argent en moins.

L’objectif affiché est clair, il s’agit de livrer aux assurances privées le marché de la santé. La sécurité sociale serait réduite à la portion congrue et les assurances privées, en fonction des primes versées, assureraient les compléments maladie.

Une telle logique entraînerait une médecine à plusieurs vitesses : plus vous paierez mieux vous serez soigné. Quant aux pauvres, ils seront laissés au minimum vital ! Et ceci n’est pas un cauchemar ou un mauvais rêve, c’est le système qui existe aux Etats-Unis, le modèle libéral.

Des solutions alternatives existent ! (voir nos propositions)

Mais d’ores et déjà, organisons la riposte ! Ne laissons pas la marchandisation du monde broyer les solidarités conquises de haute lutte et défendues depuis des décennies !

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