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Sommaire

Kinopanorama : la culture mise en liquidation

L’hôpital Saint-Michel reste sur la brèche

La démocratie locale en question (1)

La démocratie locale en question (2)

L’homélie homophobe de l’aide de camp de Galy-Dejean au Conseil de Paris

L’acharnement de Galy-Dejean contre les enfants du 193 rue Saint Charles

 

Edito
Une autre politique est possible
Février 2004

Edito
La santé est un droit, elle n’est pas une marchandise !
Octobre 2003

Edito
Cette droite qui nous vole notre droit à la retraite et veut mettre en cause notre droit à la santé !
Juin 2003

 

Septembre 2002

Edito

Ne plus leur laisser l’initiative

Au moment où 11 millions de jeunes prennent le chemin de l’école ou du lycée, le ministre délégué à l’Enseignement scolaire Xavier Darcos a annoncé une baisse de " 2.000 à 3.000 emplois" dans l’éducation nationale pour la rentrée scolaire 2003. Son ministre de tutelle l’a démenti…pour mieux confirmer.
"On ne peut pas avoir moins d’élèves et plus de professeurs", a-t-il déclaré, tout en répétant qu’il n’y aurait pas de suppression de postes d’enseignant ! Comprenne qui pourra les projets exacts du ministre, il est clair cependant qu’il envisage bien des suppressions de postes dans l’éducation nationale.

Menaces contre les fonctionnaires

Le ministre actuel poursuit la politique mise en œuvre par ses prédécesseurs en particulier Allègre dont on se souvient qu’il voulait dégraisser le mammouth. Il est difficile d’annoncer au moment où on prétend lutte contre l’illettrisme, dont sont aujourd’hui encore victimes de nombreux jeunes, que l’on veut diminuer le nombre d’enseignants, mais il prépare les salariés de l’éducation nationale à une nouvelle mise en cause de leur statut déjà mis bien mal en point.

Le gouvernement veut imposer aux enseignants flexibilité et mobilité. Il annonce parallèlement une politique de régionalisation, de décentralisation de l’éducation nationale. Ce « grand chantier » n’est qu’une façon de démanteler le service public pour le soumettre aux impératifs de rentabilité et de concurrence.

Les menaces formulées à l’encontre des travailleurs de l’éducation nationale s’inscrivent dans la déclaration de guerre de Raffarin à l’ensemble des fonctionnaires. Une de ses priorités est d’en diminuer le nombre.
Les cadeaux que le gouvernement veut faire aux classes privilégiées par la diminution des impôts et aux patrons par la baisse des charges sociales, ce seront les fonctionnaires qui les payeront, mais aussi l’ensemble des salariés.

Hausse des prix et chômage

Il y a bien d’autres mauvaises nouvelles en cette rentrée. Les statistiques officielles annoncent que le coût de la rentrée scolaire devrait croître de 2,1%. Et c’est l’ensemble des prix qui sont à la hausse.
Le chômage continue de croître à nouveau. Le chômage des jeunes s’aggrave tout particulièrement et les plans sociaux en prévision annoncent une aggravation de la situation.

Pourtant, ingrats, les patrons expriment leur impatience, ils trouvent le gouvernement trop hésitant. Ils voudraient obtenir les aménagements qu’ils souhaitent sur les 35 heures, des garanties sur les baisses des charges…Impatients, ils exercent leur pression et veulent dicter leur loi.

Rassembler nos forces

Sûrs du rapport de force mais inquiets pour l’avenir, gouvernement et patronat entendent profiter de l’avantage que leur donne la politique passée et actuelle de leurs prédécesseurs. Ils veulent profiter du désarroi de nombreux travailleurs pour garder l’initiative, accélérer leur offensive contre le monde du travail.

Il est clair qu’ils n’ont rien à craindre des partis de la gauche plurielle dont les anciens ministres se plaignent que la droite copie leurs idées ! Rassemblé à Nantes le Parti socialiste n’a manifesté d’intérêt que..pour lui-même.

Ils ont raison cependant de craindre la mobilisation sociale. A cette rentrée, contre les attaques patronales et gouvernementales, il faut préparer un front unitaire de tous les salariés et de leurs associations et organisations pour la défense de leurs revendications. La solidarité avec les sans papiers est une urgence démocratique et sociale.

Enfin, pour combattre ce gouvernement de combat, doit se regrouper une nouvelle force politique anticapitaliste, en rupture avec les partis de l’ex-gauche plurielle, une force qui soit aussi fidèle aux travailleurs que la droite est fidèle au patronat.

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