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Galy-Dejean choisit des personnalités sans souci de la laïcité

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Un système qui n’est pas si malade qu’ils le disent !

Les 35 heures responsables des crottes de chiens ?

Pompier ou perroquet ?
Comment discourir sur des oeuvres que l’on n’a jamais vues

Marie-Antoinette du XVe, le retour

Une campagne qui nous plaît
« Surveillons les ventes d’armes, sauvons des vies ! »

 

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Une autre politique est possible
Février 2004

Edito
La santé est un droit, elle n’est pas une marchandise !
Octobre 2003

Edito
Cette droite qui nous vole notre droit à la retraite et veut mettre en cause notre droit à la santé !
Juin 2003

 

Février 2003

Edito

Balladur attaque les vieux !

En 2003 comme en 1993, Balladur veut nous piquer nos retraites.

Qui donc nous a contraints à travailler deux années et demie de plus dans le privé en passant de 37,5 annuités de cotisation à 40 pour accéder à la retraite ?

Qui a introduit un mode de calcul des pensions beaucoup moins favorable, basé sur les 25 meilleures années au lieu de 10 ? Qui a annexé les pensions sur l’indice des prix à la consommation, faisant lourdement baisser le pouvoir d’achat des retraités (avec le système actuel, le niveau de vie relatif des retraités du privé va reculer d’un tiers dans les 20 ans) ?

Ne cherchez pas, c’est Edouard Balladur, député UMP du XVe (12e circonscription, celle ou les plus de 60 ans sont les plus nombreux à Paris).

En effet, notre fringant septuagénaire se vante dans une tribune publiée par Le Monde du 7 janvier intitulée « Retraites, il est temps », du « succès » de sa réforme de 1993.

Edouard Balladur s’y pose en conseiller du gouvernement et insiste sur la nécessité de frapper de manière « progressive », « au cas par cas », par secteur, voire par activité, pour éviter une riposte du type de celle des grèves de 1995 générées par Juppé.

Il propose également de ne pas annoncer un recul de l’âge de la retraite, mesure impopulaire. Les mesures Balladur de 93 font déjà que le montant des pensions à taux plein est de plus en plus faible. En préconisant d’augmenter de 40 à 42 ans le nombre d’annuités, Balladur incite le salarié encore en activité à repousser lui-même sa date de départ. Chacun serait libre de partir à 60 ans... mais avec une retraite incomplète. En fait, comme les employeurs se débarrassent des salariés de plus en plus tôt - 2/3 des salariés ne sont plus dans l’entreprise à 60 ans - nous serions tous condamnés à un chômage longue durée (lui-même rogné par la récente reforme de l’UNEDIC) suivi d’une retraite réduite. L’objectif réel est d’inciter ceux qui en auraient les moyens à choisir soi-disant volontairement ce qu’on appelle un complément de retraite.

Car la deuxième solution préconisée, avec le rallongement des années de cotisation, serait de : « mettre en place un système original de complément, par l’épargne, des régimes par répartition ». Vous aurez reconnu sans peine les fonds de pension. L’argument est peu élaboré : « tous les pays développés ont instauré des fonds de pension. Pourquoi notre pays échapperait-il à cette nécessité ? ». Il faut dire qu’il sera difficile de vendre aux salariés ce système grâce auquel les salariés américains ont vu fondre leurs plans de retraite en 2002 au fil des scandales financiers et des mini-crachs boursiers. Non merci Monsieur Balladur !

Bien sûr, après avoir fait baisser le privé par rapport au public en 1993, notre Edouard suggère maintenant de « traiter » en premier lieu la fonction publique, qualifiée carrément de « classe sociale à part ». Et dans la foulée, pour faire bonne mesure, il propose de poursuivre dans le privé le « traitement » initié en 93. Pour lui, « c’est entre 2005 et 2010 que devront prendre effet de nouvelles mesures pour le secteur privé ».

S’il est bien sûr exact que le rapport retraités/actifs est appelé à se modifier de façon importante, d’autres solutions existent que celles prônées par le patronat, Balladur, Raffarin, le MEDEF et consorts. Le plein emploi, bien sûr, et aussi que l’augmentation des gains de productivité cesse d’être accaparée par les profits servis aux actionnaires.

Mais la première solution, c’est l’abolition de la contre-réforme de Balladur de 1993.

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